Quotidien

Pourquoi j’avais peur de me lancer

Je n’ai jamais eu ce rêve de petite fille d’un mariage en grandes pompes, avec une robe de princesse, où tous les regards auraient été portés sur moi. Je me suis toujours dit qu’un jour je me marierais, mais ce n’était pas un fantasme pour autant

Puis j’ai préparé mon mariage, et je me suis laissée surprendre car j’ai adoré. Je n’aurais jamais soupçonné cela.

Il est vrai que dans le cadre professionnel, j’avais l’occasion d’organiser des événements, et j’adorais cet aspect de mon job. Mais pas de là à me trouver une passion pour autant.

J’ai donc vécu dans l’euphorie « mariage » pendant un an. Je respirais mariage, je mangeais mariage, je dormais mariage. Puis le grand jour est arrivé, et est passé trop vite.

Dès le lendemain : retour à la réalité

Le mariage est passé, c’est fini. J’ai ressenti un vide en moi, et je ne l’ai pas très bien vécu. Telle une drogue, j’ai continué à faire mes recherches comme si j’organisais de nouveau un mariage. Et ce, tous les jours. Sans aucune finalité en soit.

Tout mon entourage sentait qu’en effet, j’étais en « manque». Petit à petit, j’ai parlé de tout cela, et j’ai dit que je rêverais de devenir Wedding Planner.

« Ça va lui passer, elle ne redescend juste pas de son nuage ».

Je me persuadais de cela moi aussi. Ben oui, pourquoi penser autre chose ? J’avais un job sympa, dans une boite où tout le monde rêve de travailler, avec des collègues en or massif (ayant vécu du harcèlement auparavant, je savais la chance que j’avais de les avoir). J’avais la sécurité de l’emploi, la sécurité du salaire, je n’avais vraiment pas de quoi avoir ce besoin de m’échapper à mes rêveries de mariage.

En dehors de mes recherches (inutiles) sur le mariage, je tentais également d’organiser au maximum des anniversaires ou autres évènements pour mes proches. J’ai même pu aider en grande partie pour le mariage de ma tante, et pour moi c’était magique.

4 ans ainsi, 4 ans à ne jamais rien couper avec le monde du mariage, à quotidiennement prendre ma dose de beauté, d’idées etc… 4 ans à me convaincre moi-même que devenir Wedding Planner est inaccessible, inutile.

Puis un jour, sans raison apparente, j’ai craqué, de façon démesurée

Je me suis rendue compte que malgré tous les bons aspects de mon job, je ne m’épanouissais plus. Je vous laisse imaginer ce qu’est devenue mon envie de me reconvertir : c’est devenu une obsession, un besoin.

Tout le monde me disait :

Mais il n’y a pas d’avenir ! Pas de job dans ce que tu veux faire ! 

Sauf que dans ma tête et mon corps, j’avais dépassé ma peur paralysante de tout perdre, de ne pas y arriver.

Aujourd’hui, j’ai terminé ma formation (qui m’a permis de me cadrer et de m’apprendre à m’organiser correctement), j’ai eu mon diplôme et ma société est fraîchement lancée. Ma peur est toujours là, mais elle est bénéfique : c’est une peur motivante.

Je pense que la peur est nécessaire pour avancer un jour où l’autre. Surtout dans une création d’entreprise. Elle permet de faire face au danger, c’est d’ailleurs sa fonctionnalité primitive.

J’ai toujours peur de tout perdre, d’enfoncer ma famille avec moi. J’ai peur de ne pas avoir les ressources financières nécessaires car je n’ai pour l’instant aucune aide. Mais je suis à un stade où j’ai besoin de tenter ma chance. J’ai trop de regrets et je ne veux plus qu’ils perdurent.

Au mieux : je gagne, au pire : j’apprends. C’est tout bénéfique, en somme !

Cette peur paralysante, je pense qu’elle est toujours alimentée par l’entourage, le monde extérieur etc. Je suis sûre que les gens sont bienveillants lorsqu’ils nous disent « Rolala, c’est risqué ! Tu ne devrais pas ! ». Ils ne veulent pas nous voir en difficulté. Néanmoins, ils projettent leur propre peur sur nous. Le tout est d’arriver à écouter leurs conseils, sans pour autant perdre notre foi en nous-même.

Aujourd’hui, je prends mon destin en main. Je ne vais pas foncer tête baissée pour autant : je vais analyser les choses, comme dans tout dans la vie. Mais je tente ma chance, ah ça oui !
Car la peur de l’échec n’est-t-elle pas la peur de réussir ?

Toi aussi tu as eu peur de te lancer ? Comment as-tu surmonté cela ?

jessica

Jessica, de l'agence Deeply Happy, en cours de création. Basée à Valence dans la Drôme, je peux me déplacer en Rhône-Alpes

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